Apprenti du mois : Mamadi en CAP Cuisine

Âgé de 17 ans, Mamadi est un jeune homme qui mesure la chance qu’il a. Originaire de Côte d’Ivoire, il est arrivé en France il y a deux ans et demi seulement. La cuisine a toujours fait partie de son univers comme il l’explique simplement : « Depuis tout petit, je suis passionné par ce métier grâce à ma grand-mère qui tenait un restaurant ».

Il commence par suivre un DIMA (le Dispositif d’Initiation aux Métiers en Alternance, aujourd’hui remplacé par le Parcours Réussite) dans les métiers de l’alimentaire, à l’IMA Roissy Pays de France à Villiers-le-Bel. Si un temps, il hésite entre une formation en pâtisserie et en cuisine, très vite, c’est une évidence. « A chaque fois que j’étais en cuisine, je me sentais à l’aise. Je sais que ce métier est fait pour moi, je veux me donner à 100 % » se rappelle le jeune apprenti.

Après le DIMA, il choisit donc de continuer avec un CAP Cuisine, en apprentissage, à la Brasserie Le Soisy, à Soisy-sous-Montmorency. Un établissement familial dans lequel Mamadi peut pleinement s’épanouir. « C’est la première fois que l’on prend un apprenti » précise M. Ribeiro, le responsable. « Sa motivation a fait la différence. On s’est dit, si on peut aider un jeune comme ça, autant faire le pari ». Un pari qu’il ne regrette pas aujourd’hui : « On est super satisfait de Mamadi, il a un respect pour le travail, une ponctualité et une sympathie avec les clients que l’on apprécie » confie-t-il.

Mamadi travaille en binôme avec Fred, le chef cuisinier. 30 ans de carrière et plusieurs apprentis formés à son actif, pourtant, il affirme : « C’est le meilleur apprenti que j’ai eu. Il partait de zéro et j’ai vraiment vu sa progression ». Alors, bien sûr, des erreurs il y en a eu et l’apprenti cuisinier reconnaît lui-même qu’il a encore du chemin à faire. Mais le bilan est très positif et Mamadi reste concentré pour obtenir son CAP en juin prochain « Je ferais tout pour y arriver » annonce-t-il.

Son maître d’apprentissage l’encourage beaucoup et souligne que « Mamadi est l’un des rares apprentis qui me donne la satisfaction de transmettre. Il a de quoi devenir un bon cuisinier, les cartes sont entre ces mains ». Une confiance qui motive chaque jour le jeune homme qui conclut : « Pour réussir dans ce métier, il faut être un passionné ».

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